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Vous le savez, UrbanMeisters est sans cesse à la recherche de nouveaux talents, d’idées novatrices et de projets prometteurs pour l’environnement. Nous vous avions déjà parlé de Common Good aux Etats Unis, mais nous n’avions pas encore trouvé notre bonheur en France… C’est chose faite ! A 31 ans, Cyril a quitté le grand groupe où il occupait un poste confortable en marketing pour lancer sa marque de lessive écologique, Les Petits Bidons. Il a développé une recette efficace qui respecte l’environnement, la peau, les textiles et les machines. Nous lui laissons la parole, non sans émotion puisqu’il est un ancien collègue de notre fondatrice Mirela !

 

Qu’est ce qui vous a poussé à tout quitter ?

A la sortie d’école de mon école de commerce (Audencia), je suis rentré chez L’Oréal où j’ai travaillé cinq ans, d’abord comme commercial sur le terrain, puis en marketing pour une marque cosmétique vendue en pharmacie.

J’ai par la suite accepté un poste chez Danone, séduit par le fait que ce grand groupe axait sa mission sur la santé et le bien-être des consommateurs, pour une grande partie de ses marques. Après 2 ans d’expérience dans le groupe, j’avais besoin d’air frais et trouver ce qui m’animait réellement !

J’ai décidé d’arrêter de bosser et de faire le point. Je me suis rendu compte que ce que je voulais, c’était avoir un impact positif et aller dans le bon sens, surtout en terme d’impact sur l’environnement. Très rapidement est venue l’idée de créer ma propre boite avec l’envie de faire quelque chose de bien, pour moi et pour les autres.

 

Pourquoi la lessive écologique ?

Un peu par hasard, je me suis retrouvé à essayer de produire ma lessive maison, poussé par des amis qui avait acheté le livre Famille Zéro déchets (Bénédicte Moret et Jérémie Pichon, Editeur Thierry Soucar, 2016), et qui me parlaient de leurs essais de recettes de lessive. J’étais étonné par leur efficacité et du peu d’ingrédients à utiliser. J’avais du temps, alors je me suis mis à tester des recettes de lessive que je trouvais sur internet. J’en ai essayé une trentaine, je jouais au petit chimiste dans ma cuisine pour trouver la lessive maison la plus efficace. L’idée a germé. Une marque de lessive écolo, transparente et efficace, c’était parfaitement en ligne avec ce que je voulais et surtout ça n’existait pas sur le marché.

Quand je suis arrivé à une recette performante, je suis allé voir des fournisseurs. J’ai fait la connaissance d’un fabricant de savon et de détergents très engagé, qui travaille avec des produits naturels depuis des années. Ça a été une vraie rencontre. Il a eu envie de faire partie de cette aventure avec moi. On a discuté des recettes de lessive maison et il m’a ouvert les yeux sur le fait que ce type de lessive peut générer des dépôts et finir par encrasser la machine si on ne l’entretient pas régulièrement… ça peut donc avoir l’effet inverse de celui recherché puisqu’elle risque de réduire son espérance de vie.

Je me suis donc lancé en décembre, avec lui et son équipe de R&D dans le développement d’une recette parfaite avec 4 axes : efficacité, respect de l’environnement, respect des peaux sensibles et respect de la machine. La formule est en cours de finalisation mais on est déjà très proche de ce qu’on cherchait. La recette est aujourd’hui à base d’ingrédients d’origine naturelle à plus de 99%.

 

Votre marque sort des classiques du genre de la lessive écolo, avec un packaging attractif. C’était important ?

Oui. Mon objectif c’est de faire de l’écologique mais aussi de plaire au plus grand nombre. Je veux sortir du marketing de l’austérité des marques de produits ménagers écolos. Je ne veux pas qu’on ait l’impression d’être puni parce qu’on consomme « vert ». On a beaucoup travaillé les parfums notamment, avec un spécialiste à Grasse. On propose une lessive sans parfum, mais aussi quatre autres avec des parfums 100% d’origine naturelle (brin de lavande, romarin, eucalyptus et fleurs blanches). Ils sont très différents des parfums classiques et chimiques de lessive industrielle. Ils sont plus légers et plus fins et surtout beaucoup plus sain pour la peau !

D’une façon générale, il y a plein de choses à faire évoluer. Sur la lessive, la communication est encore très axée sur la ménagère de 50 ans avec des campagnes assez basiques. C’est déjà chiant de faire sa lessive alors autant essayer de donner envie. D’où le nom « Les Petits bidons », la bouteille différente et le logo plus décalé !

 

Vous avez lancé une campagne de financement participatif qui se termine le 8 juin. Pourquoi avoir choisi le crowdfunding pour vous financer ?

J’avais envie de rester maitre de mon projet pour respecter mes engagements de transparence et de respect de l’environnement. Je ne suis pas fermé : si je trouve un investisseur ou une banque qui partage mes engagements, ce sera un plus. J’ai démarré avec des fonds propres, mais pour lancer une première production de 2.500 bouteilles et obtenir les certifications, j’avais besoin de me financer. Le produit se prêtait bien à du crowdfunding. J’ai lancé la campagne le 25 avril sur la plateforme Tudigo. J’espère obtenir 20.000 euros. Je me suis aussi inscrit au concours Coup d’Envoi de la Société Générale & Tudigo qui me permettrait d’obtenir 4.000 euros supplémentaires. La campagne se passe très bien, j’ai déjà eu beaucoup de retours de futurs consommateurs.

 

Quel genre de retours ?

Beaucoup de commentaires positifs mais aussi déjà des interrogations, surtout sur le choix d’une bouteille en plastique pour l’emballage de la lessive. Mon principal engagement c’est d’être transparent donc je ne cherche pas à esquiver : la bouteille choisie est en plastique 100% recyclable mais faite à partir de plastique non recyclé. Depuis le départ c’est un problème à régler rapidement pour moi. Tous les fabricants que j’ai contacté étaient même surpris que j’exige une bouteille en plastique recyclé. Je pensais vraiment que c’était pour eux une nouvelle norme mais absolument pas ! Aujourd’hui, je ne produis malheureusement pas assez de quantité pour pouvoir prétendre à du plastique recyclé, mais dès que nous aurons les quantités suffisantes, ce sera l’un des changements prioritaires. La marque est encore petite mais j’essaie de faire les choses au mieux, en toute transparence.

 

Quelles sont les prochaines étapes ?

Pour l’instant, la production des 2500 premières bouteilles, dont une partie servira de contrepartie pour les contributeurs au projet. Avec le reste, je vais pouvoir démarcher les distributeurs pour référencer mes produits. Et pour la suite, pourquoi pas étendre la marque à toute une gamme de produits ménagers !

 

 

 

Comment peut-on vous aider à avancer ? 

Les deux grandes étapes du moment, c’est notre campagne de financement participatif qui se termine dans quelques jours, à découvrir ici : https://www.tudigo.co/don/les-petits-bidons Et sinon, vous pouvez aussi voter pour nous chaque jour pour le concours Tudigo & Société Générale (n’hésitez pas à revenir tous les jours !) https://coupdenvoi.societegenerale.fr/les-projets/les-petits-bidons-686

 

Nous vous faisons confiance pour aider Cyril à mener à bien ce projet. En participant à sa campagne de financement, vous attendent des cadeaux comme des bidons de lessive, des graines à planter et même des moments privilégiés avec l’équipe des Petits bidons. A vous de jouer !

 

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